Loi Neuder et fin du numerus apertus : ce qui change en 2026
Hadrien GROSBOIS

La loi Neuder, promulguée le 27 juin 2025, ferme un demi-siècle de quotas chiffrés pour entrer en deuxième année de médecine. Elle ne dit pas « il n'y aura plus de sélection ». Elle dit « les facs ne sont plus tenues par un plafond de places fixé à l'avance ». La nuance change tout pour toi si tu prépares un PASS ou une LAS.
Cet article te détaille ce que la loi change concrètement, les chiffres actualisés au printemps 2026, et le calendrier de la réforme plus large attendue pour la rentrée 2027.
En bref :
- La loi Neuder (loi n° 2025-580 du 27 juin 2025) supprime le numerus apertus et remet les besoins de santé du territoire au-dessus des capacités d'accueil des facs.
- Premier effet visible dès 2026 : les ARS peuvent forcer une fac à augmenter ses places en 2e année si les besoins du bassin ne sont pas couverts.
- Objectif gouvernemental : 16 000 places par an en 2e année MMOPK d'ici 2027 (contre ~12 300 en 2024, soit +30 %).
- 3 700 docteurs juniors entrent en 4e année d'internat de médecine générale dès la rentrée 2026, financés par une taxe additionnelle sur le tabac (article 4 de la loi).
- La sélection reste stricte : validation de l'année, classement, oraux. Tu seras toujours en concurrence avec les autres PASS et LAS de ta promo.
Du numerus clausus au numerus apertus : 54 ans de quotas
Pour comprendre ce que change la loi Neuder, il faut savoir d'où vient la régulation du nombre de médecins en France. Trois grandes périodes, trois logiques différentes.
1971 : l'instauration du numerus clausus
Le numerus clausus naît en 1971, dans un contexte précis : maîtriser les dépenses de santé après le conventionnement et le remboursement des soins, et limiter le nombre de médecins libéraux que la profession jugeait excessif. Chaque année, l'État fixait un quota national de places en deuxième année de médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique.
Le système a duré près de cinquante ans. Au point bas des années 1990, le clausus est descendu à environ 3 500 places en médecine pour toute la France. Il est ensuite remonté progressivement pour atteindre 8 167 places en 2020, dernière promotion concernée.
Le clausus a régulé les flux d'étudiants. Il a aussi mécaniquement fabriqué la pénurie médicale actuelle : un étudiant entré en 2e année en 1995 ne soigne ses premiers patients en autonomie qu'à partir de 2004. Les conséquences d'un sous-investissement dans la formation se voient 10 à 15 ans plus tard.
2020 : le numerus apertus, un demi-changement
La réforme du 24 juillet 2019 a supprimé la PACES et le numerus clausus, remplacés par le PASS et la LAS côté étudiants, et par le numerus apertus côté quotas.
Différence de fond : le quota n'était plus un plafond fixé par l'État mais un objectif pluriannuel négocié entre chaque université et son Agence Régionale de Santé (ARS). L'idée : adapter le nombre de places aux besoins de chaque territoire.
Différence de forme : sur la période 2021-2025, le total objectif toutes filières MMOPK confondues a été fixé à 80 000 étudiants (contre 63 105 sur 2016-2020), dont 51 505 en médecine seule. Soit une hausse théorique de +27 %.
Dans les faits, le numerus apertus a augmenté le nombre d'admis en 2e année de médecine de +18 % en cinq ans, selon le bilan présenté par Yannick Neuder lui-même au Sénat en juin 2025. Insuffisant à ses yeux. Insuffisant aussi au regard des 5 000 places manquantes estimées chaque année dans les facs de médecine françaises.
Voici comment se répartit la hausse théorique entre les filières MMOPK sur la période 2021-2025 par rapport au clausus 2016-2020 :
| Filière | Numerus clausus 2016-2020 (5 ans cumulés) | Numerus apertus 2021-2025 (objectif) | Hausse |
|---|---|---|---|
| Médecine | 37 400 | 50 450 | +13 050 (+35 %) |
| Pharmacie | 15 335 | 17 065 | +1 730 (+11 %) |
| Odontologie | 5 545 | 7 265 | +1 720 (+31 %) |
| Maïeutique | 4 825 | 5 220 | +395 (+8 %) |
| Total MMOPK | 63 105 | 80 000 | +16 895 (+27 %) |
Source : Cours Thalès, mise à jour avril 2026, à partir des arrêtés interministériels.
2025 : la loi Neuder
La proposition de loi Neuder a un parcours politique inhabituel. Déposée le 17 octobre 2023 par Yannick Neuder alors député LR, elle est adoptée avec modifications par l'Assemblée nationale le 7 décembre 2023. Entre temps, son auteur devient ministre de la Santé. Le texte est définitivement adopté sans modification par le Sénat le 18 juin 2025, promulgué le 27 juin, publié au JORF le 28 juin.
L'intitulé officiel : « loi visant à améliorer l'accès aux soins par la territorialisation et la formation ». Objectif assumé : provoquer un « choc de formation » contre les déserts médicaux.
Comparatif rapide des trois régimes
| Période | Régime | Qui décide du nombre de places ? | Critère prioritaire | Nombre annuel d'admis en médecine |
|---|---|---|---|---|
| 1971-2020 | Numerus clausus | État (quota national) | Maîtrise des dépenses de santé | ~3 500 (point bas années 90) → 8 167 (2020) |
| 2020-2025 | Numerus apertus | Université + ARS (objectif pluriannuel) | Capacités d'accueil de la fac | ~9 300 → ~10 100 (médecine seule, ~12 300 toutes filières MMOPK) |
| 2025+ | Loi Neuder | Université, sous pression de l'ARS et du CTS | Besoins de santé du territoire | Objectif : 16 000 places MMOPK en 2027 |
Le passage du clausus à l'apertus n'a produit qu'une hausse modérée. Le gouvernement parie qu'inverser l'ordre des critères (besoins du territoire d'abord, capacités de la fac ensuite) accélère vraiment les choses.
Ce que dit concrètement la loi Neuder
Le texte est court : 4 articles principaux. Chaque article a un effet précis sur ton parcours si tu vises médecine.
Article 1 : suppression du numerus apertus
Les universités ne sont plus tenues de fixer un quota minimal ou maximal d'admissions en 2e année. Le nombre d'admis dépend désormais de deux critères, dont l'ordre de priorité a été inversé :
- Les besoins de santé du territoire (critère prioritaire).
- Les capacités de formation de l'université (critère secondaire).
Si une ARS ou un Conseil Territorial de Santé (CTS) constate que les besoins en médecins sur leur territoire ne sont pas couverts, ils peuvent appeler l'université à augmenter ses capacités d'accueil. L'université doit alors mettre en œuvre les mesures nécessaires : recrutement d'enseignants, ouverture de terrains de stage, investissements immobiliers. Un décret d'application précisera les modalités exactes de cette mise sous pression.
Article 2 : retour des étudiants formés à l'étranger
Chaque année, environ 4 000 étudiants français partent étudier la médecine en Belgique, en Roumanie, en Espagne ou au Portugal, faute d'avoir réussi le PASS ou la LAS en France.
La loi prévoit de faciliter leur réintégration dans le cursus français, via des passerelles d'intégration dont les modalités seront définies par décret. Concrètement : un étudiant en 4e année à Cluj ou à Liège pourra plus facilement être admis en DFGSM3 ou DFASM1 dans une fac française, sous conditions de niveau.
Si tu hésites entre tenter le PASS en France ou partir directement à l'étranger, l'équation change : le retour devient un peu moins risqué qu'avant. Pour comparer les deux options, lis notre guide médecine à l'étranger Belgique, Roumanie, Espagne.
Article 3 : passerelles renforcées pour les paramédicaux
Le texte renforce les passerelles permettant à des infirmiers, kinés, puériculteurs, sages-femmes de reprendre des études de médecine via des parcours accélérés. L'idée : capter des soignants déjà expérimentés pour combler la pénurie médicale plus rapidement qu'en formant des jeunes bacheliers pendant 9 ans.
Article 4 : taxe additionnelle sur les tabacs
Pour financer le « choc de formation », la loi crée une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs. C'est ce qui paie en partie les nouveaux postes d'enseignants, l'extension des terrains de stage et la rémunération des 3 700 docteurs juniors qui font leur 4e année d'internat de médecine générale dès la rentrée 2026, en stage ambulatoire.
Les 4 effets concrets en 2026
Voilà ce que la loi change vraiment pour toi si tu entres en PASS ou LAS à la rentrée 2026, ou si tu y es déjà.
| Effet | Statut en mai 2026 | Ce que ça change pour toi |
|---|---|---|
| Suppression du numerus apertus | Effective depuis le 28 juin 2025 (publication JORF) | Plus de plafond chiffré ; chaque fac fixe son nombre d'admis selon les besoins du bassin |
| Pression ARS sur les facs sous-dotées | Décret d'application en cours d'écriture | Les facs des régions en pénurie (centre, normandie, hauts-de-france) ouvriront plus de places que les facs déjà bien dotées |
| Docteurs juniors en 4e année MG | 3 700 stages ambulatoires ouverts à la rentrée 2026 | Plus de médecins en formation présents en cabinet, surtout en zone rurale |
| Passerelles paramédicales et étudiants à l'étranger | Décrets en cours, premières admissions attendues à la rentrée 2027 | Concurrence supplémentaire en DFGSM2/3 mais flux faible (quelques centaines d'admissions par an) |
Est-ce qu'il sera plus facile d'entrer en médecine ?
Question logique, et la réponse mérite vraiment de la nuance. Plus de places ne veut pas dire plus de chances pour toi.
Réponse courte (40-60 mots) : Non, pas significativement avant 2027. La loi Neuder augmente progressivement le nombre de places (objectif 16 000 en 2027 contre 12 300 en 2024). Mais le nombre de candidats sur Parcoursup augmente aussi, et la sélection par classement, oraux et validation des UE reste exactement la même qu'avant la loi.
Plus de places, mais plus de candidats aussi
En 2025, plus de 60 000 candidats ont formulé au moins un vœu en PASS sur Parcoursup. Le nombre de candidats progresse chaque année. Une partie de la hausse des places sera mécaniquement absorbée par cette pression.
Pour une vision à jour des places disponibles fac par fac, va voir notre tableau nombre de places médecine 2026 par fac.
Les disparités territoriales s'accentuent
Toutes les facs ne pourront pas augmenter leurs capacités au même rythme. Une fac comme Lyon Est, qui forme déjà 500 étudiants par an, est près de la saturation de ses amphis et de ses terrains de stage CHU. Une fac de Limoges ou de Reims, sous-dotée historiquement, a plus de marge.
Conséquence concrète : le choix de ta fac sur Parcoursup devient encore plus déterminant qu'avant. Une fac en région sous-dotée peut offrir un taux de passage plus généreux, mais avec moins d'encadrement par étudiant. Une grande fac parisienne reste plus sélective mais plus dotée.
La sélection ne disparaît pas, elle se déplace
Le point essentiel à retenir. Même sans numerus apertus, tu devras toujours :
- Valider ton année de PASS ou LAS (60 ECTS, moyenne >10 sur les UE majeures).
- Être classé suffisamment haut dans ta promotion pour la filière visée.
- Réussir les oraux dans les facs qui les ont mis en place. Selon la fac, ils pèsent 20 à 30 % de la note finale et écartent chaque année des étudiants pourtant bien classés à l'écrit.
La loi Neuder déplace la sélection. Elle ne la supprime pas. Pour comprendre ce qui se joue à l'oral, lis notre guide de préparation aux oraux médecine.
Conséquences concrètes pour les étudiants en PASS et LAS
Une meilleure lisibilité à terme
Le numerus apertus était souvent opaque : chaque fac fixait ses propres seuils, ses propres critères, parfois publiés en juillet pour des résultats en juin. La logique « besoins du territoire » oblige à objectiver les choix. À terme, les nombres de places annoncés en début d'année devraient mieux correspondre aux nombres réels d'admissions.
Un poids des oraux qui grimpe
La tendance, déjà amorcée depuis 2021, se confirme : les épreuves orales prennent une place croissante. C'est une conséquence directe de la volonté d'évaluer des compétences non académiques (communication, raisonnement clinique, empathie). Si tu es un profil très scolaire mais peu à l'aise à l'oral, prépare-toi sérieusement. C'est là que se jouent les places, parfois plus qu'à l'écrit.
Un choix de fac plus stratégique
Avec des capacités d'accueil variables selon les universités, le choix de ta fac devient encore plus stratégique. Une mineure LAS bien choisie, une fac où tu as tes appuis logistiques (logement, famille, prépa locale) compteront plus que jamais. Renseigne-toi sur les projections de ta fac cible avant de formuler tes vœux.
Pour la procédure complète, consulte notre guide Parcoursup médecine 2026 et notre comparatif PASS ou LAS, comment choisir.
Conséquences pour les prépas médecine
La loi ne concerne pas directement les prépas privées, mais elle fait bouger le marché.
Trois scénarios pour le marché des prépas
| Scénario | Probabilité | Pour qui ? |
|---|---|---|
| Demande globale en hausse (plus de candidats, sélection toujours forte) | Élevée — déjà observée à la rentrée 2025 | Prépas généralistes solides, présentes en région |
| Spécialisation locale obligatoire (programme aligné fac par fac) | Élevée à moyen terme | Prépas implantées dans une seule ville universitaire |
| Concurrence accrue du tutorat universitaire | Moyenne | Prépas haut de gamme menacées sur le rapport qualité/prix |
Les prépas qui s'adaptent aux nouvelles modalités de sélection — surtout les oraux — seront les mieux positionnées. Les prépas génériques, déconnectées du programme local de la fac, perdront en pertinence.
Pour comparer prépa privée et tutorat universitaire, lis notre comparatif prépa vs tutorat. Si tu veux comparer les tarifs, va voir notre comparatif des prix prépas médecine 2026.
Le tutorat reste une alternative solide
Les tutorats universitaires, gratuits, directement liés à chaque fac, sont par construction adaptés aux évolutions locales. Ils restent l'option la plus accessible et la plus alignée avec le programme de ta fac. Pour beaucoup d'étudiants, la combinaison tutorat + prépa en ligne légère est plus efficace qu'une prépa présentielle haut de gamme.
Les limites de la réforme : ce que les doyens et les étudiants disent
La loi Neuder n'a pas fait l'unanimité, et c'est utile à savoir avant de fonder ta stratégie dessus.
| Critique | Source | Argument |
|---|---|---|
| Manque de moyens | Conférence des Doyens de Médecine, juin 2025 | Le nombre d'étudiants admis en 2e année a triplé entre 1995 et 2024 « à moyens constants ». Sans budget supplémentaire, la qualité chute. |
| Saturation des terrains de stage | ANEMF, communiqué juin 2025 | Locaux sous-dimensionnés, taux d'encadrement en baisse, services hospitaliers déjà saturés |
| Effet tardif | Medscape, analyse juin 2025 | Il faut au moins 10 ans pour former un médecin. Les premières installations issues de la loi Neuder sont attendues en 2035 au plus tôt. |
| Réforme permanente | Étudiants et enseignants | Depuis 2020 : fin PACES, PASS/LAS, numerus apertus, suppression apertus, voie unique 2027 ? Cette instabilité est anxiogène. |
Sur le financement, le président de la commission des affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller, a lui-même rappelé que « l'efficacité de cette loi dépendra des moyens mis en œuvre par le gouvernement pour augmenter les capacités d'accueil des universités ». La taxe sur le tabac n'y suffira probablement pas.
La réforme 2027 : vers une voie unique post-PASS/LAS ?
La loi Neuder n'est qu'un volet d'une transformation plus large. Le ministère de l'Enseignement supérieur a lancé en octobre 2025 une concertation nationale pour reformer l'accès aux études de santé, avec un objectif de mise en œuvre à la rentrée 2027.
Les pistes en discussion
- Voie unique : remplacer le PASS et la LAS par une première année commune centrée sur les enseignements de santé, gérée par les UFR santé. Piste la plus structurante, déjà évoquée par Le Figaro Étudiant en avril 2026.
- Retour du redoublement : la possibilité de redoubler la 1re année, supprimée avec la PACES, est de nouveau sur la table.
- Accès direct en pharmacie et maïeutique : expérimentation d'admissions directes via Parcoursup pour ces filières, qui peinent à remplir leurs places.
- Harmonisation des critères entre universités : pour limiter les écarts de notation et de pondération oraux/écrits qui rendent aujourd'hui les comparaisons impossibles.
- Maintien du numerus apertus territorialisé : malgré la loi Neuder, le ministère a annoncé en avril 2026 que la sélection se fera toujours en fonction d'un nombre de places ajustable et décidé localement. La logique de la loi Neuder est donc conservée, pas annulée.
Le calendrier
La proposition de loi portée par la sénatrice Corinne Imbert a été examinée par la commission des affaires sociales du Sénat à l'automne 2026. Décisions finales attendues courant 2026 pour application rentrée 2027 au plus tôt.
Si tu entres en PASS ou LAS à la rentrée 2026, tu seras probablement parmi les derniers à connaître ce système. Le système qui le remplacera pourrait être très différent. Surveille les annonces de mai-juin 2026.
FAQ
Qu'est-ce que la loi Neuder exactement ?
La loi Neuder (loi n° 2025-580 du 27 juin 2025) est une loi « visant à améliorer l'accès aux soins par la territorialisation et la formation ». Son auteur, Yannick Neuder (LR), était devenu ministre chargé de la Santé au moment de l'adoption définitive. Elle supprime le numerus apertus, fait passer les besoins de santé du territoire avant les capacités des facs, facilite le retour des étudiants français formés à l'étranger, et finance 3 700 postes de docteurs juniors en 4e année de médecine générale via une taxe additionnelle sur les tabacs.
La sélection en médecine est-elle supprimée avec la fin du numerus apertus ?
Non. La suppression du numerus apertus signifie qu'il n'y a plus de quota chiffré (plafond ou plancher) fixé à l'avance. Mais la sélection persiste : tu devras toujours valider ton année (60 ECTS), être bien classé dans ta promotion, et réussir les oraux qui pèsent 20 à 30 % selon les facs. Le niveau d'exigence académique ne baisse pas. La concurrence entre étudiants reste vive, surtout pour les filières médecine et odontologie.
Combien de places en médecine y aura-t-il en 2026 et 2027 ?
Le gouvernement vise 16 000 places en 2e année toutes filières MMOPK confondues d'ici 2027, contre environ 12 300 en 2024. Pour la rentrée 2026, la hausse devrait être progressive, chaque université définissant ses propres capacités sous pression de l'ARS. Les chiffres exacts seront connus au moment des résultats par fac, en juin-juillet 2026. Pour la médecine seule, l'objectif est d'environ 11 500 à 12 000 places (contre ~10 100 en 2024).
Est-ce que le PASS et la LAS vont disparaître ?
Pas tout de suite. PASS et LAS restent les deux voies d'accès aux études de santé pour la rentrée 2026. Une concertation nationale lancée en octobre 2025 envisage une voie unique d'accès qui pourrait les remplacer à la rentrée 2027, avec un possible retour du redoublement et une harmonisation entre facs. Rien n'est officiel à mai 2026. Si tu vises 2026, tu rentres dans le système actuel ; si tu vises 2027, attends les annonces du printemps 2026.
Quel impact la loi Neuder a-t-elle sur les prépas médecine ?
La loi ne concerne pas directement les prépas privées, mais ses effets sont réels. La hausse du nombre de candidats sur Parcoursup (60 000+ vœux PASS en 2025) et le maintien d'une sélection exigeante soutiennent la demande. Les prépas qui s'adaptent aux modalités locales (oraux, mineures LAS, programmes spécifiques par fac) restent pertinentes. Les prépas génériques perdent en valeur. Pour t'orienter, consulte notre classement des meilleures prépas médecine 2026.
Pour aller plus loin, consulte aussi :
- PASS 2026 : le guide complet
- LAS 2026 : guide complet
- Parcoursup médecine 2026 : guide étape par étape
- Nombre de places médecine 2026 par fac
- Réussir le PASS sans prépa
Sources :
- Légifrance, Loi n° 2025-580 du 27 juin 2025 (JORF du 28 juin 2025)
- Vie-publique.fr, « Loi du 27 juin 2025 visant à améliorer l'accès aux soins par la territorialisation et la formation », juin 2025
- Public Sénat, « Déserts médicaux : la loi Neuder définitivement adoptée », 18 juin 2025
- Medscape Édition Française, « Fin du numerus apertus, retour des étudiants expatriés… la proposition de loi Neuder a été adoptée définitivement », 20 juin 2025
- Egora, « Suppression du numerus apertus : les universités risquent d'être saturées », 19 juin 2025
- Conférence des Doyens des Facultés de Médecine, communiqué de juin 2025
- ANEMF (Association Nationale des Étudiants en Médecine de France), communiqué de juin 2025
- Décret n° 2025-850 du 27 août 2025 relatif au régime indemnitaire des docteurs juniors en médecine générale
- Cours Thalès, « Les chiffres du numerus apertus », mise à jour avril 2026
- Cour des comptes, « L'accès aux études de santé », rapport décembre 2024
- Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, communiqué sur la concertation nationale, octobre 2025
- Le Figaro Étudiant, « Études de médecine, pharmacie : le gouvernement détaille la réforme », avril 2026
À lire aussi : PASS 2026 : le guide complet | Échec en PASS, que faire ?
Outil gratuit : Compare les prépas médecine près de chez toi sur notre comparateur